Facteur X: Angelica Arbulu


Fatalement, à force d’arpenter la Toile en long, en large et en travers, on se retrouve avec un dossier « Favoris » conséquent (voire même avec toute une collection de dossiers « Favoris » conséquents!). En 2012, Pile ou Strass vous invite à découvrir son petit Best Of  des Réseaux et de la Blogosphère, et surtout, à rencontrer les personnes qui les animent.

Cette semaine, Angelica Arbulu a gentiment (et courageusement!) accepté d’ouvrir la marche. Découverte au détour de la campagne de Blogging 2011 du Girls Project, Angelica endosse tour à tour -et avec la même intensité- la casquette de femme engagée, de photographe, de blogueuse et accessoirement, de working Maman! Tout ça sans jamais perdre la tête, qu’elle a plutôt bien faite…

Angelica, bonjour et merci de prendre le temps de te poser sur mon petit coin de Toile. Tout d’abord, pourrais-tu nous parler de toi? Qui es-tu, et quel est ton parcours?

Je viens d’un peu partout. Mes parents sont du Pérou, je suis née à Mexico mais j’ai passé la plupart de mes années de formation en Espagne, que je considère comme mon « chez moi ». J’ai aussi vécu en Amérique du Sud, en Asie, aux USA et en Afrique. Mes deux parents avaient beaucoup d’intérêt pour les arts, alors ils nous ont toujours encouragés à nous exprimer à travers eux.

J’ai découvert ton travail de photographe grâce à ton blog. Il s’intitule « On Motherhood & Sanity » (« De la maternité et d’une bonne santé mentale »). D’où vient ce nom?

J’ai démarré ce blog en l’utilisant comme un soutien pour le livre que je suis en train d’écrire, dans lequel je parle de la manière dont je vis la transition du rôle de femme de carrière à celui de mère de famille qui travaille.

Mais le blog a rapidement pris une identité qui lui est propre, et j’en suis venue à y intégrer toutes mes passions: maternité, engagement humanitaire, photographie et écriture. C’est parce que je jongle avec toutes ces choses, et que je refuse d’en abandonner une seule, que je parle de santé mentale.

Je pense que tous les parents sont obligés de jongler en permanence, et que conserver sa santé mentale dans ces conditions relève quelquefois du défi.

Exceller dans son rôle de parent, c’est certainement le plus grand de tous les challenges, car il n’y a pas de juste ou de faux, de mode d’emploi clair, il faut inventer son propre chemin, sans perdre la tête en cours de route. Je pense que cela pousse aussi à être créatif.

Bien sûr, j’ai choisi ce nom pour son côté amusant. Je m’efforce de conserver le juste équilibre en mêlant une pointe d’humour au sérieux des propos.

L’écriture semble tenir une place très importante dans ta vie. Est-ce que pour toi, elle est liée à ton travail de photographe, ou est-ce que tu abordes ces deux domaines comme deux activités indépendantes l’une de l’autre?

C’est vrai, l’écriture est très importante pour moi, je souhaitais m’y consacrer depuis longtemps, et dès que j’ai commencé à écrire, j’ai pris conscience que je continuerais sans doute pendant toute ma vie. Je n’ai pas encore réussi à venir à bout de mon premier livre, mais j’ai déjà le sujet du prochain!

Au final, je pense que mes deux activités relèvent de la même démarche. Je suis très intriguée par la nature humaine L’écriture, comme la photographie, est une manière d’explorer la vie et de redécouvrir les gens qui m’entourent.

Que ce soit à travers la photo ou l’écriture, je m’aperçois que plus ça va, et plus je me recentre sur de petites choses. C’est la beauté du quotidien qui m’attire. Les choses auxquelles on ne prête pas attention et que l’on tient pour acquises. Capturer ces instants fugaces dont on ne se souvient généralement pas, car nous n’y prêtons pas assez d’attention.

Quand et comment as-tu commencé la photographie?

J’ai commencé à prendre des photos (autres que des photos touristiques ou dans un but social) quand j’avais 19 ans. Pour être honnête, je ne me souviens plus vraiment de ce qui m’a poussé à entamer cette démarche. Pendant des années, j’ai utilisé le vieux Reflex de ma soeur, et j’ai fini par lui demander de me l’offrir comme cadeau de mariage bien des années plus tard. Je ne l’utilise plus, mais il incarne une trop grande partie de mon histoire personnelle pour que je m’en débarrasse. J’ai pris des cours de photographie au collège, et je participe à des ateliers ou à des formations quand je le peux. J’aime continuer à apprendre, mais c’est en suivant le travail des photographes que j’apprécie que j’apprends le plus.

"La beauté d'un moment absolument trivial. Tout est dans la lumière et le mouvement."

D’où tires-tu ton inspiration?

La vie m’inspire. Mon intérêt pour la condition humaine est mon principal moteur. J’ai toujours gravité autour du portrait. Je suis psychologue de formation, et mon travail tourne aussi autour des gens et des relations humaines. Mais depuis que j’ai donné naissance à mes enfants, je suis beaucoup plus intéressée par les relations entre les très jeunes enfants et leur mère (ou leur père) et ce que j’appelle « le bonheur domestique ». La beauté de la vie de famille au quotidien. J’ai aussi entamé un « auto-portrait » de famille l’année dernière, et je suis très curieuse de voir où il va nous mener.

Affaire à suivre ici (On Motherhood & Sanity) ou là (Angelica Arbulu Photography)…

Et nous… on reste connectés ;)!

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