Newsletters : On rêve tous d’une piscine ?


Ce qui est terrible, avec un blog, c’est que chaque fois que tu y reviens, il te balance impitoyablement la date précise de ton dernier passage (sauf si tu programmes la diffusion de tes articles, bien sûr… mais comme tu as pu le constater, ici, ça blogue en freestyle 😉 !). Pour ne rien te cacher, j’ai pris conscience depuis déjà pas mal de temps que Pile Ou Strass avait fait un drôle de chemin, depuis sa création. Du coup, il m’a paru judicieux de faire une pause pour recentrer la ligne éditoriale. Non, je ne te dis rien de plus. Je préfère faire ma star et jouer sur le suspense ! Là, maintenant, tout de suite, je préfère te partager ma réflexion du moment sur les Newsletters

La Newsletter, cet outil indispensable

On le sait, l’internaute est taquin. Il passe nous voir et il oublie. Fidélité zéro (encore que… mais ce n’est pas la question du jour : aujourd’hui, on parle des infidèles !). Pour se rappeler à son bon souvenir, et pour le faire sans perdre de temps et d’énergie, rien de tel que la newsletter qui arrive directement dans sa boîte mail.

On le sait, le prospect est un vilain client (encore que… mais ce n’est pas la question du jour : aujourd’hui, on parle des indisciplinés !). Il ne réalise pas que notre service est le meilleur du monde de l’univers, il faut toujours qu’il hésite et qu’il aille voir ailleurs. Pour lui confirmer que notre service est le meilleur du monde de l’univers, et pour le faire sans perdre de temps et d’énergie, rien de tel que la newsletter qui arrive directement dans sa boîte mail.

Bref, la newsletter est un peu l’outil marketing (bouh, le vilain mot qui est lâché !) ultime. On en a besoin pour vendre. Il faut qu’elle vende. Epicétout, comme dirait un grand philosophe*.

La Newsletter, cet outil dangereux.

En règle générale, Google étant notre ami (mais pas tous les jours), la plupart des personnes qui me demandent de rédiger leurs newsletters ont quelques notions de bases, qui sont loin d’être stupides.

  • La newsletter est là pour me vendre
  • Elle doit accrocher le lecteur
  • On glisse un appel à l’action efficace
  • La newsletter part à intervalles réguliers

Oui. Enfin, il y a quelques nuances à apporter.

On n'a pas de temps à perdre avec nos Newsletters ? Nos lecteurs non plus !

On n’a pas de temps à perdre avec nos Newsletters ? Nos lecteurs non plus !

  • La newsletter est là pour apporter quelque chose aux lecteurs (autre qu’une proposition de vente)
  • Il faut déjà que l’internaute soit un lecteur (comprendre : échapper à la boîte SPAM et le convaincre d’ouvrir le mail)
  • Le lecteur n’est pas un (ro)bot qui va cliquer machinalement sur le premier appel à l’action venu, il a aussi un cerveau et même souvent un coeur
  • L’intervalle régulier, si c’est uniquement le moment des promos, ça pulvérise les points précédents. Et si tu n’as rien d’intéressant à raconter, ça pulvérise aussi les points précédents.

Bref, la newsletter est bien pratique, à condition d’apprendre à la manier. Parce que si tu te loupes sur un point ou deux, tu peux vite gonfler tes lecteurs, qui vont se désinscrire, t’orienter dans les limbes des spams ou simplement t’ignorer. Si, si : je t’assure.

On rêve tous d’une piscine (?)

A titre personnel, je suis très gourmande de newsletters. Je ne sais pas si tous les chemins mènent à Rome, mais la gourmandise mène souvent à l’indigestion. Autant dire que j’ai quelques exemples d’erreurs à éviter.

Le titre de la Newsletter qui ne tient pas ses promesses

Comme le titre « on rêve tous d’une piscine ». A la base, je n’aime pas qu’on me dise que je suis « tous », et encore moins de quoi je rêve (ou pas !). A noter : le ou pas ! Non, je ne rêve pas d’une piscine, et c’est la 5ème fois en 5 newsletters que ça tombe totalement à côté. Bizarrement, le contenu lui-même m’intéresse. Je le sais, alors je prends sur moi. Mais sérieusement, ça commence à me gonfler. Le titre accrocheur, c’est bien, à condition de ne pas se louper. Conseil n°1 : connaître ses lecteurs.

Si toi aussi, tu préfères aller à la plage, tape dans tes mains !

Si toi aussi, tu préfères aller à la plage, tape dans tes mains !

Variante : le titre à sensation. Du type, « je te fais une révélation, un truc totalement énorme et que personne n’oserait de dire, mais moi, je t’en parle ». Bon. Une fois, ça peut être rigolo. Une fois par semaine, l’effet tombe vite à plat. Conseil n°2 : méfiance, la routine tue !

 La newsletter « ma life [point] com »

Oui, par définition, la newsletter sert à parler de notre activité. Comme souvent, tout dépend du lectorat (non, je n’aime pas le terme de « cible »). Personnellement, j’aime bien être embarquée dans le quotidien des pros que je suis. De là à être intéressée par la couleur de leur petite culotte, il ne faut pas abuser. Et puis, les « moi, je, je, moi », si à moment donné, tu ne me parles pas un peu de moi aussi, ça me gonfle (dit-elle sans bégayer, alors qu’elle-même n’hésite pas à partager des tranches de vie sur son blog 🙂 !). Conseil n°3 : apprendre à doser – trop de révélation tue la révélation !

Toi-même, tu sais

Je ne suis pas là pour te faire la liste détaillée de ce que j’aime ou pas. Les goûts et les couleurs, n’est-ce pas… mais toi-même, si tu veux lancer ta newsletter, Conseil n°4, je t’invite à lister ce que TOI, tu aimes ou pas. Et à en retirer tes propres conseils 😉 !

Et c’est tout ?

Non, ce n’est pas tout. Il y a encore quelques généralités qui ont leur « petite » importance quand même :

  • Je soigne ma charte graphique – parce que la newsletter, c’est aussi un support visuel
  • Je soigne la ligne éditoriale – parce que non, contrairement à une idée reçue, la ligne éditoriale n’est pas une muselière. Tiens, d’ailleurs, ce sera le Piloutisme du jour. Allez, tweet, tweet : #Piloutisme La ligne éditoriale n’est pas une muselière !

…et les considérations d’usage, rapport à l’orthographe. Enfin, je garde dans un coin de la tête que l’appel à l’action, c’est comme les antibiotiques : c’est pas automatique.

Bonus : quelques outils utiles

Les Bonus de Pilou

De nombreux CMS (Content Management System, comprendre : WordPress et ses amis !) permettent la création et l’envoi de nos newsletters. Il existe d’autres solutions. Je t’en donne quelques unes :

  • MailChimp, qui propose de nombreux templates si tu n’es pas une bête de code (mais qui limite le nombre de mails et qui devient payant au delà de 12 000 abonnés)
  • SimpleMail propose une version gratuite limitée à 250 abonnés (à noter qu’il présente ensuite des tarifs plus attractifs que MailChimp, principalement parce qu’il dispose de plus de tranches d’abonnés, ce qui permet de calculer au plus juste)
  • GeniusContact, au top mais qui a un coût plus élevé (proportionnel au nombre de contacts, en revanche, le nombre de mails est illimité)
  •  GetResponse, lui aussi sur abonnement

 

On reste connecté !

 

* Philippe Lucas. Enfin, sa marionnette des Guignols (c’est presque pareil 😉 !).

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