Si tu n’as rien à dire, écris-le !


Je sais. J’ai honte. C’est du très slow-slow blogging, ce blog… on va faire genre que ce n’est pas bien grave. Aujourd’hui, je passe te partager une astuce à propos de laquelle j’échangeais d’ailleurs ce matin avec une certaine Hélène (puisqu’on en parle, tu peux aller voir son blog 😉 !). Je te résume le principe : si tu n’as rien à dire, écris-le (ça alors… c’est justement le titre de ce billet !).

On t’a appris que « si tu n’as rien à dire, mieux vaut te taire » ? On t’a peut-être inculqué la variante policée : « si tu n’as rien à dire de gentil, tais-toi ». Je ne suis pas une spécialiste de l’éducation, mais je commence à avoir quelques heures de vol en matière d’écriture. Alors, je vais te révéler un secret : quand tu as une idée ou un projet et que tu jettes tout ça noir sur blanc pour le poser et pour t’aider à y voir plus clair… tu prends les choses à l’envers. [Enfin… pas tout à fait : ça peut toujours servir de donner corps au truc, hein !] Mais en fait, ton carnet et ton crayon te seront beaucoup plus utiles en cas de panne.

On a tendance à penser qu’écrire les choses revient à les mettre en ordre. En gros :

je pense un truc abstrait -> j’écris et je donne corps -> j’ai quelque chose de concret sous les yeux

Oui, mais non. Ou oui et non.

La pensée et l’écriture ne sont pas forcément deux processus séparés et bien hiérarchisés. Tu n’es pas du tout dans l’obligation de chiader ta pensée avant de la coucher sur papier. Tu peux même commencer par prendre ton stylo (ou ton clavier) pour commencer à écrire, et c’est précisément ce qui va faire jaillir les idées.

Dit comme ça, c’est bête comme chou. Et pourtant, ça marche. C’est un truc bien connu des métiers de plume (et d’une certaine Julia Cameron), et particulièrement pratiqué au sein des ateliers d’écriture. Il faut dire que cela présente un second avantage non négligeable, en particulier pour les néophytes qui sont un peu sous pression à l’idée d’être lus : en écrivant tout et n’importe quoi, sans lecteur (et donc sans jugement potentiel), cela permet d’apprivoiser le processus d’écriture et de prendre ses marques. Cela étant, cette façon d’appréhender les choses n’est pas exclusivement réservée aux plumes en mal d’inspiration : ça marche pour tout type de projet, voire même pour prendre une décision, quand les neurones nous semble en berne.

Tu attends un miracle de cette astuce ? Tu peux. Mais je dois être honnête : ça ne marche pas forcément tout seul. Tu peux passer de longues minutes à écrire que de toute façon, je n’ai aucune idée et je suis nulleeeeeeeeeeeuh ! (dans ce cas, je te recommande de rectifier le tir avant de sombrer dans une auto-flagellation totalement injustifiée et objectivement non constructive). Ou à répéter en boucle et par écrit que tu sèches, tu sèches, tu sèches (d’où le joli perroquet dépressif qui illustre cet article !). On raconte que dans certains cas extrêmes, certaines personnes [dont je ne fais pas du tout partie 😉 !] ont même tendance à dérouler consciencieusement l’intégralité des insultes qu’elles connaissent pour évacuer la frustration (une option intéressante qui te permet de constater noir sur blanc que tu disposes en réalité de véritables trésors d’imagination… c’est bon signe pour ta créativité, non ?).

J’espère que tu te laisseras tenter lors de ton prochain flou artistique !

Sur ce, je te souhaite un excellent OUIIII(k)-end (et on reste connecté 🙂 !).

Crédit photo : Full of Colors ( 全色 ) via photopin (license)

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