Je ne vais pas te mentir :  en ce début d’année, j’ai une PAL dans chaque pièce de la maison et déjà quelques coups de coeur côté bouquins. Pourtant, aujourd’hui, je vais te parler d’un magazine… et en plus, il date de 2018. Mais il m’a séduite (un peu) et mise en boule (principalement).

Dim Dam Dom : le NOUVEAU féminin Slow Life (mais haute consommation)

Mode et décoration ont une chose en commun : la créativité débridée. Personnellement, étant immergée perpétuellement dans l’univers Home/Design, je vois régulièrement émerger des tendances improbables. Et à côté de ça, des rencontres évidentes mettent parfois du temps à se produire. L’esthétique scandinave et l’esthétique japonaise, épurées et minimalistes, avaient tout pour se plaire. On peut donc s’étonner que le style Japanordique (entr’aperçu lors du Maison & Objets 2018) peine encore à s’imposer auprès du grand public.

Dis, Pilou… on est en mode #VendrediLecture… pourquoi est-ce que tu nous parles encore de tendance déco ?

Parce que la tendance Japanordique est le pilier de cette première édition du magazine Dim Dam Dom, un NOUVEAU magazine féminin. C’est lui qui le dit :

Je suis Licorne ascendant Bisounours, mais face à un énième NOUVEAU magazine féminin, j’avoue que j’ai un peu de mal à m’emballer. Le féminin qui révolutionne le concept, on l’attend toujours. Ou pas. Parce qu’on est quand même en 2019. La presse genrée féminin/masculin : est-ce toujours d’actualité ? #JePoseLaQuestion, comme dirait Insta.

Un titre Japanordique sur la forme et sur le fond

Il suffit de jeter un oeil à la présentation des contributeurs pour constater qu’on est très concrètement à la croisée de la sphère scandinave et du pays du soleil levant :

Né il y a trente ans en Suède, Jon s’est exilé pendant un an à Taipei et à Kyoto pour apprendre la sculpture sur bois…

Rafaële vit au Japon depuis six ans…

Bon, je ne te fais pas la bio des 12 contributeurs qui nous sont présentés, mais tu as saisi l’idée générale : ils nous viennent des 4 coins du monde, sont habitués à bouger, et ils ont un truc avec l’Europe du Nord et le Japon. En gros. Bonne idée de nous les présenter, soit dit en passant, car ils semblent tous avoir un profil intéressant.

Qu’il s’agisse des photographies (que je trouve personnellement sublimissimes) ou de la ligne éditoriale, on ne peut pas ignorer que ce TOME 1/ HIVER chante, danse et vit la tendance Japanordique. Les deux articles qui m’ont le plus interpellée et séduite, tirés de la section DIM Société, en disent long :

  • Dam ailleurs #1 Un jour, un enfant. Donner la vie au Japon, une histoire de famille.
  • Dam ailleurs #2 Phénomène culturel finlandais. Des bibliothèques en ébullition.

Société, voyage… on ne sait plus trop si on est dans National Géographic ou dans Marie-Claire. Mais les sujets demeurent diablement intéressants.

Concrètement, à quoi ressemble DIM DAM DOM ?

Le magazine se présente comme un (superbe) pavé de 338 pages. Pour 5,90 €. Sans surprise, le magazine est  donc blindé de publicités. Et si cela permet de nous offrir un magazine « quali » à prix raisonnable, j’ai envie de dire « Amen ! ». C’est le game, ma bonne dame : la presse vit de la publicité. 

Pour le coup, elle est assez mal disposée, la publicité. Il faut attendre la page 24 pour trouver l’édito, la page 34 pour dénicher le sommaire. Si tu as de la chance (si ce n’est pas le cas, tu feras comme moi : tu exploreras le magazine au petit bonheur la chance). Car le tout est noyé dans les publicités. Un peu d’organisation, pour le TOME 2, la team DIM DAM DOM ?!

Le sommaire nous propose différentes rubriques :

  • DIM NEWS
  • DIM SOCIETE
  • DIM FOOD
  • DIM MAISON
  • DIM FASHION & BEAUTY
  • DIM VOYAGE
  • DIM CULTURE

 

Les contenus sont assez inégaux. On navigue de l’atelier d’une céramiste coréenne installée à Madrid à une courte sélection d’expos à voir à Paris. En passant par des recettes improbables à base de graines, principalement. Ce qui sert vraisemblablement à cautionner le Slow Living qui s’affiche en couverture du magazine. Parce que si toi, tu as trouvé autre chose qui évoque la Slow Life dans ce magazine, je t’invite vivement à m’en faire part : je cherche encore. Même si on peut considérer que le temps qu’on passe à tenter de trouver un article dans ce joli foutoir nous oblige effectivement à ralentir et prendre du temps…

Mon plus gros problème ? JE N’AIME PAS DU TOUT ÊTRE PRISE POUR UNE TRUFFE !

Consomme ! Consomme ! TU VAS CONSOMMER, BORDEL ?

Encore une fois, la régie pub qui fonctionne à plein régime, on sait que ça fait vivre un titre. Aucun souci sur le principe. Mais à moment donné, faut arrêter de nous prendre pour des CONSommateurs. Et pour le coup, DIM DAM DOM est lamentable. Vraiment.

Fait numéro 1 – TOUS les magazines jouent sur le flou du « communiqué publicitaire ». Tu sais, quand une marque paye un encart pub un peu tendancieux, qui laisse à penser qu’éventuellement, ce serait un article classique qui met en avant tel ou tel produit ? DIM DAM DOM nous la joue simplement « communiqué » discret. Des fois que « sur un malentendu » on puisse ne pas capter que c’est une pub. Exemple :

Fait numéro 2 – Les (vrais) adeptes de la Slow Life ont tendance à aller souvent vers la consommation responsable et même éventuellement vers la déconsommation. Or, on est accablé de pages consos… DAM s’habille, DAM fait son shopping, DAM décore… Des pages et des pages conso, donc… et pas à la portée de tous les budgets. J’en ai pris 3 au hasard :

  • DAM s’habille #1 – 6 pulls/sweatshirts, tarif moyen : 499 €
  • DAM se déshabille #1 – 5 pièces de lingerie, tarif moyen : 381,18 €
  • DAM décore #4 – Restons exclusivement sur les luminaires présentés, tarif moyen : 718,30 €

En conclusion ?

Avis plus que mitigé. Une fois qu’on a retiré les pages de publicité officielles et celles qui sont masquées avec plus ou moins de subtilité, il reste bien quelques articles intéressants. Las ! Il faut soit un excellent karma soit un GPS pour arriver à les trouver (j’avais lu la plupart du magazine avant d’avoir mis la main sur le sommaire). Tout ça est bien joli, mais extrêmement fouilli.

Et mon ressenti honnête, c’est qu’on en reste au bon vieux féminin, qui te sert ses articles « open your mind » pour ta bonne conscience mais dont le message essentiel reste « Sois conne mignonne et achète des trucs hors de prix qui seront has been au prochain numéro, merci, bisous ».

Personnellement, je n’investirai pas dans le TOME 2. Merci, bisous. C’est rare que je ne laisse pas de seconde chance à un magazine parce que je kiffe la presse écrite. Mais j’ai vraiment eu le sentiment d’avoir acheté un catalogue (qui ne correspond même pas à mes goûts…. et je ne m’avancerais pas sur la mode, cet univers qui me dépasse… mais côté déco, DIM DAM DOM n’est franchement pas en avance sur les tendances… bref !). Même si de très jolies choses et de bons articles ponctuent les pages consos…

Je retenterai éventuellement d’ici quelques mois (pour le TOME 3 ?), en espérant que le magazine aura prit un peu d’épaisseur (et pas en termes de pages publicitaires !!). Pour le moment, DIM DAM DOM et moi, on va en rester là.

PSssssttt

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#GiveAway #concours Je ne peux pas garder tous les livres que je lis à la maison. J'ai deux assos et un entourage qui en récupèrent beaucoup, mais cette année, j'ai décidé d'en faire voyager. Je vais donc tenter d'en offrir 1 par mois. ATTENTION : je ne suis ni une influenceuse ni une libraire… Je fais donc comme je peux et de façon informelle 😁! 🎁🎁🎁🎁🎁🎁 PREMIER BOUQUIN À GAGNER DE 2019 – Une valeur sûre : "On la trouvait plutôt jolie" X Michel Bussi. Pour gagner, tu dois être abonné.e et me laisser un petit com' sous cette photo pour m'indiquer que tu souhaites tenter ta chance avant le 30 janvier à minuit. TIRAGE AU SORT le 31 janvier ! #lecture #livre #roman

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Le premier bouquin que j’ai apprécié en ce début d’année, c’est la version poche du roman On la trouvait plutôt jolie de Michel Bussi. Et plutôt que de l’abandonner sur une étagère, j’ai donc décidé de l’offrir (à toi, peut-être ?). Si tu veux tenter ta chance pour le recevoir, suis le lien et mets un petit commentaire (ou une émoticône !), histoire que je puisse d’inclure dans le tirage au sort.

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