Moi, non. Je les aime toutes fraîches, natures, récoltées le jour même. Quand on me laisse les récolter. Il faut dire qu’en 39 ans, je n’ai que très occasionnellement réussi  à ramener des fraises du potager : je préfère les manger sur place. Oui : j’admets mon grand âge, récolté quant à lui vendredi dernier. Me voici pratiquement  au milieu du chemin de [ma] vie, dans une forêt obscure (pardon… c’est mon côté Drama Queen 😀 !). Prête à sucrer les fraises, donc. Expression dont l’origine m’échappe totalement. Je suis sûre que toi aussi, tu brûles d’envie de savoir de quoi il retourne (ou de procrastiner pendant ta pause café parce que tu n’es pas du lundi 😉 !).

D’abord, soyons précis : sucrer les fraises, qu’est-ce que ça signifie ? Tout simplement être affligé.e de tremblements nerveux – et gâteux ! – à cause de son grand âge. Référence au geste que l’on fait pour répandre le sucre sur les fraises.

Une légende répandue raconte que l’origine de cette expression daterait du 16ème siècle. Glorieuse époque pour la mode, puisque c’était celle de la fraise : une collerette à ce jour inégalée (et c’est heureux, à mon humble avis !). J’aimerais d’ailleurs savoir qui est le génie qui a inventé la fraise. Comment tu en viens à te dire : « Tiens, et si on s’attachait un éventail à 360° autour du cou, en combinaison avec une paire de culottes collantes (ça va nous faire une belle jambe) ? ». Bref. Toujours est-il que non, rien à voir avec la fraise-collerette sur laquelle des courtisans un peu trop âgé auraient renversé du sucre.

La locution « sucrer les fraises » est née bien plus tard, et timidement, à la fin du 19ème siècle. Elle n’a réussi à s’imposer qu’au 20ème siècle, quand la littérature et le cinéma l’on adoptée. Las ! Même Gallica et ses nombreuses ressources n’ont pu m’en apprendre davantage. C’est à peine si j’ai déniché un colonel ayant abusé de la vodka passablement optimiste dans le Poivre et Sel d’Aurélient Scholl (1901) : « […] quand je prend la passoire avec du sucre en poudre… on peut voir combien cette infirmité devient précieuse pour sucrer les fraises ». De là à savoir si c’était la première fois qu’il était question de sucrer les fraises autrement que pour le dessert… aucune idée !

En revanche, je suis désormais incollable sur les fraises cultivées entre 1850 et 1920. Et c’est fou le nombre de variétés qui ont disparu depuis (et qui avaient déjà disparu à l’époque), si on en croit le Dictionnaire pratique d’horticulture et de jardinage de G. Nicholson « traduit, mis à jour et adapté à notre climat, à nos usages, etc., etc., par S. Mottet,… ; avec la collaboration de MM. Vilmorin-Andrieux et Cie ». Adapté à notre climat et à nos usages ? Hmmm… En même temps, lorsque je « rédactionne » pour des clients américains, finalement, j’adapte aussi à notre climat et à nos usages… It makes sense ! Mais on s’éloigne totalement du sujet.

Tout à coup, je ne sais plus comment terminer cet article… Ah ! si, en fait !

On reste connecté 😉 !

PSssst : en attendant la quarantaine, je me suis lancée un petit défi : le Challenge Colibri. Si ça te tente, tu peux en savoir plus par là (et même venir jouer avec moi !)

Crédits photo : Le Costume Historique

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.