Cette semaine, je te présente les Confidences d’une emmerdeuse, petit ouvrage signé d’Hélène de Montaigu. Et je le précise tout de suite : si j’ai tardé à le lire, ce n’est pas qu’il manque de qualités… bien au contraire !

Parce que ma vie est si palpitante et ma petite personne si fascinante (c’est mon blog, je suis mégalo si je veux !), tu brûles sans doute de savoir pourquoi je te parle de ce bouquin des moiiiis après sa sortie… J’ai pensé que je pouvais me mettre à la liseuse et il s’avère que non. L’écran m’agresse la rétine. Du coup, il y avait des moiiiiis que j’avais abandonné cet écran maudit… et les ouvrages que je lui avais imprudemment confiés. Bref.

Confidences d’une emmerdeuse

Zénaïde (la narratrice) est la dernière de sa fratrie. Et c’est pas de bol. Mais vraiment pas. D’abord, sa naissance n’était pas tellement prévue. Elle a donc un léger écart avec l’aîné de la bande : 22 ans… Et ça, ça fait mal : je sais de quoi je parle, étant moi-même au coeur d’une fratrie chronologiquement chaotique. Mais ce n’est pas son seul souci. Pour te situer, du côté de chez Zéna, on fait (je cite) dans la philosophie familiale dédiée au culte masculin. Autant dire qu’on vénère le mâle (et si c’est l’aîné, il est carrément déifié… ou du moins, il est persuadé de l’être).

En se pointant avec un gros temps de retard, Zénaïde emmerde un peu tout le monde, même si c’est à l’insu de son plein gré. Et de toute évidence, elle n’est pas plus douée pour garder un secret que pour respecter les conventions familiales. Ou les autres. Je ne veux pas te spoiler, mais elle a eu du bol de ne pas être noyée au cours de sa première croisière…

Très tôt proclamée Emmerdeuse, Zénaïde fait tout son possible pour lutter contre ses travers (ou en tout cas, ceux qu’on lui prête), histoire d’amadouer sa famille et d’y trouver sa place. Qu’elle nous explique. Parce que je persiste à penser pour ma part qu’elle fait au contraire tout pour coller à l’identité d’Emmerdeuse qu’on lui a donnée, quitte à le faire à grand renfort d’actes manqués. Parce qu’après tout, qu’elle l’ait choisi ou pas, c’est le rôle qu’on lui a assigné. Ce qui lui confère une place dans la famille, finalement. Après, je ne vais pas te mentir : j’ai lâché psycho après le DEUG… je ne suis donc pas Carl Jung, et ça tombe bien… je suis plus portée sur l’écriture !

Côté écriture, du coup… Je ne vais pas faire genre que je ne connais pas Hélène de Montaigu, puisque si, je la connais. C’est une chance pour moi, un peu moins pour elle, si on considère qu’en dépit de l’assistance que nous prête Facebook, j’ai encore oublié de lui souhaiter son anniversaire (Poulette, si tu passes par là : mes plus plates excuses et un joyeux anniversaire en retard… ou en avance pour l’année prochaine ?). Et en plus, je lui ai chipé les visuels pour cet article sans lui demander l’autorisation (pardon !!).

Bref : connaissant Hélène, j’ai un peu de mal à la lire sans entendre sa voix. Parce qu’elle écrit très précisément comme elle parle. Et comme elle est plutôt pleine de pep’s, c’est assez rafraîchissant. Mais ça peut aussi être déboussolant pour toi, si tu la découvres. Sache-le (après tout, le sachoir, c’est la vie !) : elle ne se regarde pas écrire à grand renfort d’effets de style. Et c’est très, très (TRÈS) bien comme ça !

Revenons-en donc à Zéna… Il faut lui reconnaître un talent certain à déranger, voire à enrager. En même temps, elle est de bonne composition. Moi, à sa place… Tiens, d’ailleurs : si Edith passe par là, je tiens à lui dire que c’est une belle tête à claques.

C’est un peu tout le charme de ce bouquin. Ici, pas de rebondissements incroyables : c’est juste la dissection d’une famille comme tant d’autres… voire comme la nôtre. On revisite en toute simplicité les petits et grands (psycho)drames familiaux, et même si notre famille est différente de celle de Zénaïde, il y en a forcément un ou deux qui te parleront. Si, si. Je t’assure. Tu ne me crois pas ? Lis les Confidences d’une emmerdeuse !

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